| Les Pipelettes à Angoulême |
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De Ninette à Marinette Ça rend intelligent !Avant la BD, il y avait… le papier ! Il était une fois (16ème siècle, tout de même) à Angoulême, des papetiers devenus célèbres à l’étranger, jusqu’en Hollande et Grande-Bretagne car ils exportaient vélin et papier anglais de première qualité. François 1er eut bruit de cette histoire et les autorisa à porter l’épée comme de vrais gentilhommes. La suite de l’histoire ? La Charente et ses eaux pures se mirent à faire tourner les moulins à papier : on en a compté jusqu’à 66, le premier datant de 1516. Du célèbre papier Le Nil au papier à cigarettes, on fabriqua tout jusqu’en… Allez donc écouter la suite de l’aventure de cette manufacture industrielle au musée du papier Le Nil. Il se trouve au pied de la ville, dans un très beau site au-dessus du fleuve. Musée du Papier, 134 rue de Bordeaux. Tél. : 05 45 92 73 43. Un p’tit tourBâtie sur un éperon rocheux, Angoulême a un petit air d’acropole. Commencez par aller jeter un œil aux remparts qui surplombent la Charente avant de vous lancer dans le vif du sujet : des rues pimpantes, bordées de maisons blondes aux toits de tuiles, des placettes ombragées, tout cela a un petit air d’Italie bien agréable. Filez d’abord à la cathédrale, LE chef-d’œuvre roman de la ville, et amusez-vous à compter les personnages sur le portail. On vous aide : il y en a 75 ! Parcourez ensuite le cœur du centre ville, les ruelles autour de la place du Minage et leurs beaux hôtels particuliers, comme la maison Saint-Simon, décorée de médaillons à l’italienne typiques de la Renaissance, l’église Saint-André, le marché et ses halles du 19ème siècle, la place du Palet, où autrefois avaient lieu les exécutions… Un peu de repos dans le Jardin Vert, niché sous les remparts, et voilà que vous gambergez sur la suite : une balade en vélo le long de la Charente, le circuit des églises romanes de l’Angoumois, les châteaux de La Rochefoucauld et de Balzac ou une dégustation dans une distillerie de cognac ? Dépliant auprès de l’office du tourisme. C’est mercredi !Votre enfant se sent-il des velléités d’Hercule Poirot en culottes courtes ? Lancez-le sur la piste de la ville aux 10 Enigmes… Muni de son questionnaire, il va devoir faire appel à son sens de l’observation. Au marché, compter les vasques autour de la statue : fastoche ! Retrouver les sept erreurs sur une fresque du square Saint-André, déjà plus dur… Savoir à quoi servaient au Moyen-âge les sculptures de la cathédrale ? Fallait écouter Maman quand elle a lu le guide ! Trouver le nom des habitants d’Angoulême ? Elémentaire, mon cher Watson ! Quand les dix énigmes sont enfin résolues, retour à l’office du tourisme pour faire valider son diplôme de détective et direction la biscuiterie Lolmède, spécialiste des macarons, chocolats et madeleines, pour une récompense bien méritée ! Questionnaire à l’office du tourisme. Les pipelettes adorentSe balader le nez en l’air, c’est notre spécialité. Alors vous imaginez si on a aimé le circuit des murs peints ! Il s’agit de fresques, toutes inspirées de B.D célèbres, réalisées depuis une dizaine d’années par ‘La Cité de la Création’, une association de ‘muralistes’. Au total, une vingtaine dans le centre-ville et sa périphérie. Allez, c’est parti ! Place Louis Barthou, les Pieds Nickelés font la fête ; rue Hergé la bien nommée, rendez-vous, non pas avec Tintin, mais avec Gaston (sans son chat, snif !) et plus loin l’énigmatique Baron noir ; avenue Gambetta, en partant vers la gare, c’est Lucky Luke, Jolly Jumper et les Daltons qui vous attendent ; boulevard Pasteur, le préféré de votre fils, j’ai nommé Titeuf ; rue de l’Arsenal, celle de votre Jules, l’affriolante Natacha ; et mes chouchous, ils sont où ? Rue de Montmoreau, voilà Boule et Bill… On ne se refait pas. C’est sympa, astucieux, puisqu’on arpente toute la ville, et il pousse de nouvelles fresques tous les ans. Impec, on pourra toujours revenir ! Et depuis 1997, toutes les plaques de rues sont en forme de bulles : il y en a près d’un millier, on ne va pas vous les énumérer. Et après, histoire de se requinquer, on est allées récupérer des calories chez Letuffe. Ah, Letuffe ! C’est le repaire des droguées de chocolat, des dingues de bonbons, des fans de berlingots ! Tout est fait dans le respect des traditions, cuisson au chaudron, coulage au poêlon, et c’est si bon ! D’ailleurs la chocolaterie se visite, voilà une idée pour une prochaine sortie. . Dépliant auprès de l’office de tourisme. Visites guidées avec VIA PATRIMOINE . Letuffe, 10 place Louvel. Tél. :05 45 95 00 54. Chocolaterie au bourg des Trois Palis, tél. : 05 45 91 05 21. www.chocolaterie-letuffe.fr. Visite guidée avec dégustation. Sous la couetteRomanesque, gourmand ou BD, des week-ends Passion à consommer sans modération dans des hôtels bien choisis : Citadins Comment réserver ? Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. OFFICE DE TOURISME DU PAYS D'ANGOULEME7. bis rue du chat BP 222 16007 ANGOULEME Cedex Tel : 05 45 95 32 98 Fax: 05 45 95 91 76 www.angouleme-tourisme.com
Coup de fourchette‘Un grillon, un gratton, une cagouille, des mojettes’… Non, ce n’est pas une comptine enfantine, mais un aperçu des spécialités charentaises que l’on peut déguster dans l’une des tables d’Angoulême. On recommence : le grillon n’est pas celui que vous croyez, mais de la viande de porc rissolée et confite dans sa graisse, Rabelais s’en régalait déjà ! Le gratton est son grand frère, la cagouille un escargot petit gris, les mojettes des haricots blancs délicieux avec l’agneau charentais… Ajoutons le farci charentais, sorte de galette avec des herbes, un truc de fille, le melon des Charentes, le milla, un gâteau à la farine de maïs… Servez avec un verre de pineau, ou poussez avec un verre de cognac : on est au cœur du territoire de cet alcool des Dieux ! Notre coup de cœur : au Palma, on laisse un peu tomber les grillons pour se régaler d’un foie gras maison, d’un bar rôti et ses petits légumes, d’un soufflé glacé au cognac. C’est bon et c’est gastro sans les prix : de 14,50€ à 32€. Et pour les amateurs, des tapas comme à Barcelone. 4 rampe d’Aguesseau. Tél. : 05 45 95 22 89. Zoom sur...Jacques Bréjoux, un homme dans ses petits papiers ‘Je ne crois pas aux vocations !’ . Et pan ! Ca nous apprendra à poser des questions toutes faites. Maître papetier au talent reconnu dans le monde entier, Jacques Bréjoux aime bien surprendre. L’œil un brin malicieux derrière les petites lunettes, il dit volontiers qu’il ne sait pas pourquoi il a repris un antique moulin – 1539, tout de même – pour faire du papier ‘comme autrefois’. Si quand même, une réponse : ‘ C’est parce que j’aime l’eau et la rivière’. Qu’est-ce qu’il faut pour faire du beau papier ? Des vieux chiffons… et un certain savoir-faire. Jacques nous montre. Les fibres sont mises à macérer avec de l’eau dans une cuve. Le mélange est brassé par un cylindre à lame, appelé pile hollandaise. Le résultat ? Une sorte de pâte blanche : on dirait de la colle. Jacques la sort sur des tamis calibrés au format des feuilles. Ça a l’air simple, comme ça, mais il faut un sacré coup de main, pour bien répartir la pâte ! Il la pose sur des feutres, avant de la passer sous une presse, histoire d’en extraire l’eau. Après, il n’y a plus qu’à faire sécher, CQFD ! Les feuilles sont alors suspendues dans un gigantesque séchoir. Du chiffon, du lin, du chanvre, tout est bon pour faire du papier, à condition de savoir doser la pâte et l’eau : Jacques a même travaillé avec des orties ! Aujourd’hui, le papier du moulin du Verger s’exporte jusqu’en Italie, en Espagne aux Etats-Unis, pour fabriquer des fac-similés d’anciens ou restaurer d’antiques ouvrages. La preuve d’une belle réussite ! Moulin du Verger à Puymoyen (7km par la D674). Tél. : 05 45 61 10 38. www.moulinduverger.com Visites sur rendez-vous. Bonne piocheDes musées gratuits, ça vous dit ? Alors vive Angoulême ! Vous ne dépenserez pas un fifrelin au Musée d’Angoulême, consacré musée de France, mazette ! Du coup, il vient de s’offrir un petit lifting. Vous ne pouvez pas le rater, il est facile à trouver, à côté de la cathédrale. Pas moins de 1700m2 divisé en trois départements. Du grand Art. D’abord les collections consacrées à l’archéologie des Charentes, avec un circuit de la préhistoire jusqu’au Moyen-âge : magnifique ! Si vous aimez les Beaux Arts, vous allez adorez sa collection des 17ème au 19èmes siècles. Et pour les grands voyageurs que vous êtes, ne ratez surtout pas le département d’arts d’Afrique et d’Océanie, une des plus belles collections de France. Pssittt, le musée du Papier – Le Nil, lui aussi est gratos ! 1 rue de Friedland. Tél. : 05 45 95 79. 88. www.angouleme.fr/musee Ça alors !Un Balzac peut en cacher un autre... La commune et le château du même nom, à quelques kilomètres d’Angoulême, n’ont rien à voir avec l’auteur du Père Goriot : le château, qui se visite, était la propriété d’un certain Jean-Louis Guez de Balzac, pote de Richelieu, qui écrivait et philosophait à ses heures. Quant à notre Balzac national, il a bien connu Angoulême qu’il décrit abondamment dans Les Illusions Perdues : relisez vos classiques ! Ils sont passés par ici.Honneur aux dames : la première star d’Angoulême s’appelle Marguerite de Navarre, sœur de François 1er et grand-mère d’Henri IV. Elle écrivit l’Heptaméron, un recueil de nouvelles, best-seller de l’époque. Les Angoumoisins (habitants d’Angoulême) lui ont rendu un hommage gourmand, la marguerite, un délicieux chocolat noir avec des écorces d’orange. . André Thevet, un parfait inconnu, et pour cause : aumônier de Catherine de Médicis, il rapporta le premier le tabac des Amériques, mais se fit souffler sa découverte par un certain Nicot. . Le précurseur du delta-plane, le général Guillaume Resnier de Goue, qui accomplit au début du 19ème siècle le premier vol plané, équipé d’ailes en roseau et taffetas : il avait 72 ans !. . Plus proche de nous, Benoit Delépine, auteur et journaliste sur Canal +, a posé ses valises à Angoulême. Groland, c’est lui ! Et une chouette initiative, signée Dominique Besnehard, l’ami des stars, a attiré du beau monde l’an passé à Angoulême, la 1ère édition du film francophone : Jean-Hugues Anglade, Laura Smet, Fabrice Luchini, Clovis Cornillac, Kad Merad, Pascal Elbé, Lambert Wilson, j’en oublie… Et pour 2009, un plateau encore en préparation : promis, on vous tient au courant !
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